Ethique animale

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Alimentation, Ethique animale

Loi Alimentation : l’Assemblée nationale sous influence des lobbies de l’élevage intensif

L’Assemblée a rejeté toutes les mesures en faveur des animaux Hier, jusque tard dans la nuit, les députés étaient appelés à se prononcer sur l’article 13 du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation. Interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, castration à vif des porcelets, broyage des poussins, contrôle vidéo dans les abattoirs… toutes les mesures en faveur des animaux ont été rejetées. Reste une opération de communication bien orchestrée. Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 : « Cette nuit, dans le discours des députés, le bien-être animal, le souci des éleveurs et des ouvriers d’abattoir ont été répétés en boucle. Dans les faits, l’obéissance aux filières de production intensive a été flagrante. Honteusement, les attentes de 90 % des Français ont été balayées d’un revers de la main par une assemblée fuyarde et lâche, plus soucieuse de ne pas contrarier la minorité bruyante des tenants de l’élevage industriel que d’une société toute entière révoltée par la cruauté de l’élevage intensif. » Poules pondeuses : un amendement inutile qui ne fait qu’acter l’existant Le stress était perceptible au moment de voter un amendement vide de sens : l’interdiction des nouvelles installations de poules pondeuses en cage. La majorité des députés s’est vivement inquiétée de l’avis de l’interprofession des producteurs d’œufs (CNPO). Rassurés par le ministre de l’Agriculture, ils ont voté cette « interdiction » à l’unanimité. Sur Twitter, le ministre a reconnu qu’il ne prenait pas de décision sans l’approbation de la filière avicole. Une confession choquante pour un ministre de la République…   Qu’ont-ils voté ? L’interdiction de nouvelles installations, autrement dit rien puisqu’il n’y a plus d’installations ou d’extensions depuis plusieurs années faute de débouchés. Ainsi, un projet d’extension d’un élevage de 474 000 poules en cage en Saône-et-Loire, débuté en 2011, a été abandonné en 2014. L’interdiction partielle des œufs de poules en cage n’a même pas été retenue, alors que c’était une promesse de campagne du candidat Macron, renouvelée à Rungis en octobre 2017 en tant que président de la République. Quant aux amendements prévoyant une interdiction totale de l’élevage en cage à date butoir, ils ont été refoulés à une majorité écrasante (59 voix contre… 5 en scrutin public) ! Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont restés indifférents aux souffrances endurées par les poules pondeuses dans les cages et aux attentes sociétales de 90 % de Français favorables à une interdiction de ce mode d’élevage. Ils se cachent derrière un « plan de filière » non contraignant et peu ambitieux. Contrôle vidéo en abattoir : expérimentation volontaire Les débats autour du contrôle vidéo ont connu un scénario analogue. Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, à l’origine d’une proposition de loi qui avait abouti à l’adoption du contrôle vidéo par l’Assemblée nationale en janvier 2017 avant d’être abandonnée dans le projet de loi du gouvernement, s’est vu bâillonné par un dispositif de l’Assemblée nationale (« temps législatif programmé ») limitant son temps de parole et n’a pu qu’assister, impuissant, aux échanges d’arguments fallacieux. Il s’agit d’une atteinte préoccupante au débat démocratique. Malgré les 80 % de chaînes d’abattage présentant des non-conformités, les députés se sont dissimulés derrière des paroles lénifiantes, en faisant référence à des cas isolés, à une confiance inconditionnelle aux dirigeants d’abattoirs ou en invoquant la non-stigmatisation des ouvriers. La réalité est tout autre : ne pas se prononcer pour le contrôle vidéo en abattoir, c’est maintenir la pression sur les ouvriers qui y travaillent avec des cadences infernales, c’est fermer les yeux sur du matériel défaillant ou obsolète, et, bien sûr, ne pas se donner les moyens de repérer et caractériser les infractions qui accentuent les souffrances des animaux. Le travail sérieux d’Olivier Falorni, pourtant reconnu par l’ensemble des députés, passe à la trappe et les abattoirs maintiennent leur opacité. Des attentes fortes des citoyens, ignorées Les parlementaires avaient la responsabilité d’ouvrir la voie à un changement de modèle agricole et alimentaire : fixer des échéances pour abolir les pratiques les plus cruelles, telles que les mutilations à vif des porcelets ou le broyage des poussins, prononcer l’interdiction des cages pour les poules et les lapins, renforcer le contrôle dans les abattoirs ou végétaliser progressivement l’alimentation. Au lieu de cela, ils ont choisi de s’en remettre aux filières de l’élevage intensif afin de favoriser des intérêts économiques de court terme, au mépris de l’éthique, des impacts sur l’environnement, sur la santé et à contre-courant des attentes des consommateurs. En choisissant l’inertie, l’Assemblée nationale et le gouvernement sont restés sourds aux demandes des Français. Alors que 67 % de ces derniers considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques*, le spectacle pathétique offert par la représentation nationale ne peut que leur donner raison. Plus encore, ce sont les souffrances insupportables de millions d’animaux élevés puis abattus chaque jour que les députés ont choisi d’ignorer. En prenant la décision d’avancer à contre-sens de l’histoire, nos députés ont raté un rendez-vous : celui de l’engagement de notre société vers plus de justice et de compassion au bénéfice de tous.

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San Francisco va interdire la vente de fourrure

Article issu de La Parisienne avec AFP, 21 mars 2018 | 10h47 San Francisco devient ainsi la plus grande ville américaine à interdire la vente de fourrures neuves. La ville californienne de San Francisco a voté mardi l’interdiction de la vente de fourrures nouvelles, devenant la plus grande ville américaine à adopter une telle mesure pour protéger les animaux. « Pour soutenir ceux qui n’ont pas la parole, mes collègues viennent de voter à 10 contre 0 pour soutenir ma proposition d’interdiction de la vente de vêtements ou accessoires de nouvelle fourrure à partir du 1er janvier 2019 » a tweeté Katy Tang, membre du conseil de surveillance de cette ville réputée pour être l’une des plus progressistes du pays. « Plus de profits sur le dos – littéralement – des animaux », a ajouté Katy Tang, qui a proposé la mesure. • « Une victoire historique pour des millions d’animaux » L’association de défense des animaux Humane Society International (HSI) a salué sur son blog « une victoire historique pour des millions d’animaux confinés cruellement et tués pour leur peau ». À LIRE AUSSI : Pourquoi la fausse fourrure fait fureur Deux autres plus petites villes californiennes, West Hollywood et Berkeley, avaient déjà interdit la vente de nouvelle fourrure. Des interdictions de vente et d’importations existent en Inde, à Sao Paulo, au Brésil, précise le blog de Humane Society qui fait campagne pour l’interdiction totale des ventes de peau et pelages d’animaux. Deux marques italiennes, Versace et Furla, notamment sous pression de la HSI, viennent d’annoncer qu’elles n’utiliseraient plus de fourrure, venant allonger la liste des griffes à prendre un tel engagement (Armani, Calvin Klein, Hugo Boss, Ralph Lauren, Michael Kors ou encore Gucci). La fédération internationale de la Fourrure s’est dite « déçue » de la décision de Versace mais ne s’était pas encore exprimée sur celle de San Francisco. • « 50 millions d’animaux assassinés de manière horrible chaque année » D’après Humane Society International, le Royaume-Uni travaille à une interdiction nationale de la fourrure. La République tchèque, de son côté, a voté pour interdire les fermes animalières destinées à l’industrie de la fourrure, emboîtant le pas à l’Autriche, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et à la Suisse. D’après Katy Tang, il y a « 50 millions d’animaux assassinés de manière horrible chaque année pour que nous puissions porter leur fourrure et avoir l’air à la mode ». « J’espère que nous allons envoyer un message fort au reste du monde », a-t-elle ajouté, citée par le quotidien San Francisco Chronicle. Certains vendeurs de San Francisco exprimaient leur frustration face au vote de la ville californienne : « Ça va avoir un impact sérieux sur nous », a réagi Karen Flood, directrice générale de l’association commerciale du quartier commerçant d’Union Square, interrogée par le San Francisco Chronicle.

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Lecture – « Défaite des maitres et possesseurs »

« Défaite des maitres et possesseurs » de Vincent Message est une fiction. Une fiction où des êtres célestes se sont posés sur la terre et ont observé les humains durant des années. Ils ont observé comment ils ont détruit les forêts, les océans, la vie de tous les êtres qui la peuplent. Puis ils se sont manifestés, pacifiquement. Mais l’homme, dans son besoin de pouvoir de domination et de puissance lui a fait la guerre. Et il l’a perdue… C’est l’histoire de ces êtres qui ont pris la place de l’homme et l’a placé au rang de ce que nous, aujourd’hui, faisons subir aux animaux. Il existe désormais 3 catégories d’hommes : les hommes de compagnie, les hommes qui travaillent et les hommes d’élevage, qui eux, sont mangés. L’auteur nous montre avec force comment ces hommes dès leur naissance sont élevés, en souffrance, puis abattus, pour ensuite finir sur les étals de boucher, sous l’indifférence quasi générale. Une histoire qui ne demande qu’à nous interroger sur comment nous traitons les animaux et comment nous pillons la terre.  

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Hulot veut créer « un groupe de réflexion sur le bien-être animal »

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot lors d’une séance de questions au gouvernement, le 26 juillet 2017 à l’Assemblée nationale © AFP/Archives JACQUES DEMARTHON Paris (AFP) – Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, veut « créer un groupe de réflexion sur le bien-être animal » placé sous l’autorité « d’un philosophe et d’un parlementaire », a-t-il indiqué mercredi sur France Inter. « C’est un sujet de société, il ne faut pas avoir peur de l’aborder », a-t-il jugé en disant son intention de « confier à un philosophe et un parlementaire un groupe de réflexion sur ce sujet ». « Ca n’est pas opposer les humains aux animaux, c’est justement un indice de civilisation d’être capable de se poser des questions essentielles sur le bien-être animal », a-t-il estimé. Nicolas Hulot répondait à une question sur le maintien mardi soir par le Conseil d’Etat de l’interdiction de la reproduction des dauphins et des orques en captivité, contestée par trois parcs marins, dont le Marineland d’Antibes. © AFP GoodPlanet

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