Economie et finance éthique

Economie et finance éthique

Changer de banque – c’est maintenant (ou presque)

Certains ont demandé où mettre leurs petites économies, leurs salaires, …. eh bien la réponse est là : La NEF c’est quoi – la NEF c’est là La Nef est en passe de devenir la 1ère « banque éthique » en France. Pour y parvenir, nous avons besoins de vous ! Le moment que nous attendons depuis des années est arrivé. La Nef est en passe de devenir la 1ère banque éthique en France. Pour y parvenir, nous avons besoin de vous. COMMENT LA NEF PEUT-ELLE DEVENIR UNE BANQUE ? Dans le cadre de l’évolution de la réglementation européenne sur les établissements financiers, la Nef serait en capacité d’effectuer tous types d’opérations bancaires depuis le 1er janvier 2014, le premier des obstacles à lever aujourd’hui pour aller dans ce sens est ses statuts qui l’en empêchent et qu’il nous faut donc modifier. Pour cela nous organisons une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) pour que les sociétaires valident la modification de ses statuts. OBJECTIF : minimum 10 000 sociétaires de la Nef doivent VOTER entre le 22 avril et le 20 mai 2014, dans le cadre de son AGE. COMMENT AGIR ? Si vous êtes déjà sociétaires : – diffusez le message www.pourunebanqueethique.com autour de vous pour alerter un maximum de sociétaires, – encouragez tous ceux qui veulent changer la banque, à devenir sociétaire avant le 1er mai et à voter. Si vous n’êtes pas sociétaire : – devenez sociétaire dès aujourd’hui. Pour en savoir plus, consultez la rubrique « Epargner »> »Nos produits d’épargne » en cliquant ici Vous pourrez ainsi voter à partir du 22 avril 2014. Ensemble, nous avons le pouvoir de construire une autre banque !

Alimentation, Economie et finance éthique

Les enjeux des accords de libre échange UE-USA mardi 11 février 20h30 , salle du Sénéchal

Les enjeux des accords de libre échange UE-USA sur l’agriculture et les semences Poulets au chlore, OGM, brevets sur les plantes et les animaux…   mardi 11 février 20h30 , salle du Sénéchal 17 rue de Rémusat – Toulouse   Conférence/débat organisée dans le cadre de la campagne « Envie de Paysans » par la Confédération Paysanne 31, Attac Toulouse, le collectif anti-OGM31, les Amis du Monde Diplomatique, le Réseau Semences Paysannes et le collectif Ferm’enTerre*. Avec Jean Sineau (Attac Toulouse), Jacques Dandelot (collectif anti-OGM31), Michel Metz (Réseau Semences Paysannes, collectif Ferm’enTerre), Pierre Besse (maraîcher bio, collectif Ferm’enTerre)   Depuis le mois de juillet 2013 des négociations sont menées en notre nom, entre les États Unis et l’Union Européenne pour la mise en place d’un accord de Partenariat Transatlantique sur le Commerce et l’Investissement (PTCI). Ces négociations n’ont pu se tenir que grâce à l’accord de tous les gouvernements des pays de l’UE. Cette démarche constitue un déni démocratique puisqu’elle se déroule d’une part en toute opacité à l’encontre du citoyen et de ses élus, et d’autre part en toute concertation avec les grands groupes et leurs lobbys. Cet accord bi-latéral vise à démanteler les droits de douane entre les États Unis et l’Union Européenne. Il vise également au rabotage systématique des normes de protection du consommateur et de l’environnement, celles-ci étant explicitement qualifiées « d’obstacles non tarifaires ». Enfin il institue une sorte de tribunal privé qui statuera sur toutes les plaintes que pourront déposer les entreprises à l’encontre des États ou les Collectivités locales qui auront pris des mesures en application du principe de précaution, mesures qui auront empêché l’entreprise de réaliser le profit qu’elle escomptait. Un tel accord, s’il aboutit, enlèvera l’essentiel du contrôle que le citoyen possède encore et menacera nombre de secteurs économiques, dont l’agriculture en premier lieu. OGM et semences. L’exemple des OGM est emblématique. Alors que plus de 80 % des citoyens français ou européens n’en veulent pas, ils restent très présents dans les importations et risquent de revenir dans les champs si le gouvernement ne prend pas le moratoire qu’il a promis. Pourtant, il existe en Europe des règles permettant d’assurer un certain contrôle de ces OGM, comme l’activation de la clause de sauvegarde en vue d’un moratoire sur les cultures (du MON 810 par exemple) ou les diverses commissions par lesquelles ils doivent passer pour être autorisés à l’importation. Ces règles quoique très insuffisantes ont le mérite d’exister. Mais elles ne manqueront pas d’être considérées dans le cadre de ce partenariat comme autant « d’obstacles non tarifaires » et donc seront encore affaiblies voire supprimées. Les OGM pourront alors déferler sur notre continent comme ils l’ont fait sur le continent américain où les agriculteurs se trouvent poursuivis par des polices de Monsanto ! Moins connu, le problème des semences est également très préoccupant car directement lié à la souveraineté alimentaire. L’industrie semencière est l’une des plus concentrées au monde avec moins de 10 firmes multinationales qui contrôlent (déjà!) plus de 70 % du marché des semences. Le brevet est l’une des armes les plus puissantes de cette appropriation du vivant. Mais là encore, il existe en Europe des règles limitant l’étendue de ces Droits de Propriété Industrielle (DPI) comme l’interdiction de breveter des variétés végétales ou des races animales. Ces règles ne manqueront pas à leur tour d’être considérées comme autant « d’obstacles non tarifaires ». On assiste déjà à une profonde dérive de la part de l’Office Européen des Brevets (OEB) qui délivre des autorisations bien au delà de l’esprit de la loi. En raison de la mobilisation d’organisations et de politiques, l’OEB a suspendu momentanément ces pratiques. Avec le partenariat transatlantique, cette prudence ne sera plus de mise et on sera alors soumis à une prolifération de brevets sur les plantes et les animaux qui en plus, excluront les systèmes basés sur une agriculture paysanne par les contaminations qu’elle provoqueront… et les procès que les petites structures ne pourront supporter. Envie de paysans. Cette conférence/débat s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale «  Envie de Paysans », lancée par la Confédération Paysanne pour promouvoir une agriculture basée sur des fermes à taille humaine, des campagnes vivantes, des paysans nombreux… et des supers produits. Et aussi pour dénoncer le modèle dominant basé sur la dérégulation, la mal-bouffe, les agro-managers et les multinationales qui deviendront encore plus puissantes avec ce partenariat transatlantique. Pour terminer et illustrer notre envie de paysans, le Collectif Ferm’enTerre présentera sa vision du projet de parc naturel et agricole de Pin Balma porté par Toulouse Métropole.

Economie et finance éthique

Nous sommes tous des financiers ! – du rôle de l’intérêt dans le circuit économique

On entend souvent : c’est la faute à la finance ! C’est la finance qui dirige !…. Je vous propose ici un petit éclairage (d’autres suivront) sur notre rôle à chacun dans tout ça. Ce qu’on appelle communément « la finance » c’est un pouvoir financier souvent symbolisé par une banque qui exigent du rendement pour de l’argent prêté. D’où ce pouvoir vient-il ? De l’accumulation d’argent – un stock, un surplus- soit en propriété, soit par délégation qui rend possible par son immobilisation dans le capital d’une entreprise ou par un prêt à des gens de faire des choses, d’acheter, d’investir, de travailler. En bref, celui qui a de l’argent à un pouvoir vis-à-vis de celui qui en a besoin. La plupart d’entre nous avons un peu d’argent de coté qu’au lieu de stocker sous le matelas nous confions à une banque pour mettre notre stock en sécurité et en plus nous voulons un intérêt. Mais l’argent ne travaille pas – contrairement à ce que raconte certains – mais on peut le confier avec plus ou moins de risques à des gens qui en ont besoin et qui promettent de le rendre avec intérêts. Il faut donc que nos emprunteurs – ce sont eux qui travaillent- réussissent à vendre des produits ou des services générés grâce à notre argent. Conséquence : Nous voulons donc 2% d’intérêt (c’est raisonnable n’est-ce pas ,!), la banque veut aussi 2% pour payer les employés et puis les systèmes de garanties et autres assurances veulent aussi  2%. Nos « chers » emprunteurs doivent donc produire un excédent de 6% (j’arrondi) rien que pour payer le droit d’utiliser l’argent qu’on leur a confier mais ils doivent aussi rembourser la somme et se payer de leur travail…. Voilà comment on arrive à ce que le pouvoir financier demande une rentabilité de 10%, 15% ou même 25% selon le niveau de risque pour accepter de confier de l’argent à celui qui en a besoin. L’intérêt va donc transférer de l’argent depuis celui qui n’en a pas vers celui qui en a. C’est un peu le principe de la pompe à chaleur mais en fait c’est la pompe à finance : le prêteur devient de plus en plus riche puisqu’il ponctionne une partie des gains de ceux qui empruntent. Imaginons un soldat romain, revenant de la bataille d’Alesia… avec 1 euro en poche et qui va le prêter à 1% par an pour les 2013 prochaines années. (c’est ce qui s’appelle prévoir pour transmettre un petit capital à sa descendance). Comme les intérêts se cumulent chaque année, le capital fait boule de neige…. Quel sera donc le capital possédé par son descendant en 2013 ?  (2013 euro, 201 300 euro, 500 000 euro, 2 013 000 euro,…) Si ce même soldat avait mis son argent dans une maison pour y habiter, qu’en resterait-il aujourd’hui ? Comment expliquer qu’un stock d’argent en bien matériel se dégrade (perd de la valeur ou bien nécessite de rajouter de l’argent régulièrement pour qu’il conserve sa valeur) et qu’un stock d’argent immatériel ne fasse qu’augmenter indéfiniment ? l’intérêt est toxique pour l’économie. Il faut remettre les compteurs à zéro de temps en temps pour qu’ils puissent y avoir des emprunteurs « solvables », c’est-à-dire a qui on puisse leur faire confiance de nous rendre l’argent et les intérêts. Si on ne le fait pas, le déséquilibre entre prêteurs et emprunteurs devient trop grand, les premiers ont peur de perdre et les derniers crient famine… (je vous laisse rechercher les différents mécanismes que l’humanité a utilisé au cours des environs 5 000 ans d’existence de l’argent pour procéder à cette remise à zéro) en conclusion : chacun d’entre nous qui place pour intérêts son argent ne serait-ce que sur un livret d’épargne donne/renforce le pouvoir financier : la finance c’est moi, la finance c’est vous, la finance c’est nous tous.

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